Paroles

Témoignages et dossiers suivis

Les extraits ci-dessous viennent de personnes reçues au cabinet. Ce ne sont pas des notes d’application. Deux récits un peu plus longs donnent le détail d’un dossier, y compris ce qui a coincé.

Dossier : cariste vers Dortmund

Karim travaillait en réception à Colomiers, permis rattrapage obtenu en France. L’agence allemande voulait un Staplerschein daté et un type de chariot. La consultation a consisté à ne pas coller « cariste expérimenté » sur toute la page, et à coller la photo du permis dans le dossier PDF. Il a signé un contrat d’intérim de trois mois, pas un CDI. Le logement a pris plus de temps que le CV.

Dossier : picking vers Leipzig

Nadia avait un français très écrit, peu d’allemand. La relecture a enlevé les adjectifs et a listé le scanner, le poids moyen des bacs, et la capacité à tenir un samedi sur deux. Deux refus d’embauche directe, puis une agence. Elle note encore que les pauses de 30 minutes lui ont paru plus dures que l’entretien blanc.

On a passé une heure sur mon permis Staplerschein : la date, l’organisme, et le fait que je n’avais jamais conduit de retriever. Ça m’a évité d’envoyer un CV qui promettait trop.

Karim B., magasinier, consultation candidature

La relecture a rayé « polyvalent et motivé » et a mis à la place mes trois mois de quai à Blagnac, avec les horaires réels. L’agence de Dortmund a rappelé en huit jours.

Nadia R., préparatrice de commandes

L’entretien blanc m’a coincé sur la question du travail du samedi. Je savais que ça existait, je n’avais pas de phrase. Le rendez-vous n’a pas raccourci mes recherches : j’ai encore essuyé deux refus avant Leipzig.

Éric L., agent d’expédition

Jonas a lu la clause de Probezeit et m’a fait noter la date de fin d’essai avant de signer. Je n’y aurais pas pensé, j’étais déjà en train de chercher un WG.